Garcia, Eyraud, le capitanat... Payet sort du silence

L'OM a investi 30 millions d'euros pour recruter Dimitri Payet, l'été dernier. Un investissement qui a marqué les esprits, bien qu'il soit très inférieur aux gros transferts actuels. Le milieu de terrain n'en reste pas moins un joueur comme les autres, aux yeux de Rudi Garcia. Il entretient de bons contacts avec le président, Jacques-Henri Eyraud, et s'habitue peu à peu de porter le brassard.

Dimitri Payet, capitaine de l'OM

Dans L'Équipe, le capitaine phocéen a évoqué sa relation avec l'entraîneur. Il a notamment été remplacé, à Bordeaux, alors que sa prestation laissait à désirer : "Je n'ai pas été bon. Malgré la relation particulière avec le coach, il ne me fait pas de cadeaux. Peu importe le statut et le prix que j'ai coûté. Il n'y a pas de mensonge entre nous. À Bordeaux, quand il me sort, je ne peux rien lui reprocher", a-t-il expliqué au journal. Et d'ajouter : "On en a parlé après. C'était pour apporter quelque chose à l'équipe. C'est Momo (Morgan Sanson) qui était repassé en dix et c'est lui qui a marqué. Donc c'était un choix judicieux."

"J'avais un caractère trop gentil"

Le Réunionnais discute également avec le président, JHE : "On échange. Quand un joueur est blessé, c'est là qu'il a besoin d'entendre des choses réconfortantes. Le président m'a toujours renouvelé sa confiance et cela fait du bien. Si cela change de l'époque Labrune ? C'était différent. Mais j'ai appris." Il pense avoir commis des erreurs lors de son premier passage à Marseille : "J'avais un caractère trop gentil. Je me suis fait bouffer par l'environnement du club. Mais cela m'a beaucoup servi. Je suis moins naïf et un peu plus franc, un peu plus sec", a-t-il poursuivi.

"J'ai été surpris d'être choisi"

Il a désormais des responsabilités, dans le vestiaire : "J'ai été surpris d'être choisi comme capitaine, car il y a des personnes dans le vestiaire qui ont déjà l'expérience. C'est une responsabilité et il a fallu que je change quelques petites choses. Je suis plutôt déconneur et c'est un peu contradictoire avec l'image du capitaine, qui doit être exemplaire. Des anciens m'ont aidé à avancer dans ce rôle comme "Tonton" (Evra), Steve (Mandanda), Rolando, Rod (Fanni). Mais je n'ai pas besoin de trop en faire car il y a beaucoup de capitaines, beaucoup de cadres dans cette équipe."

Pour rappel, l'international français reste le meilleur passeur clé d'Europe, statistique inconnue pour les uns, et pour les autres la démonstration que son influence est largement sous-estimée.

OM-Monaco 1991 : les souvenirs de Germain
Payet dénonce l'arrogance de certains arbitres de L1
Sois le premier à nous donner ton avis
Pour réagir, s'inscrire gratuitement ou s'identifier ici si vous êtes déjà inscrit